La mairie d’Ecommoy continue de subir jour après jour le
harcèlement et le cyberharcèlement de certaines personnes qui sont mal
informées sur le projet de la ludo-médiathèque. Les élus sont traités de
personnes indignes ou criminelles, les bucherons subissent des menaces et des
intimidations. L’opposition municipale menace des pires peines et condamnations si un
oiseau est dérangé à cause du projet. Avant de faire le point sur la procédure, Vincent CHAUCHET a donné très récemment réponse à un militant écologiste lui aussi abusé par les agissements de certaines personnes œuvrant contre la commune.
"Cher Monsieur, Je me permets de prendre le relais de M.GOUHIER, maire
d’Ecommoy, pour vous apporter des éléments de connaissance que
manifestement vous n’avez pas. Il me fait entièrement confiance sur ce sujet
sensible.
Je constate malheureusement que la
pétition qui circule actuellement et émise par des personnes (une en
particulier) se disant « Lanceuses d’alerte », n'est pas honnête, au sens où elle occulte volontairement une bonne partie de la réalité, voire la
dévoie, comme si cela était le combat de leur vie et que tous les moyens
étaient bons pour arriver à leur fin : être celui ou celle qui sauvera
les séquoias d’Ecommoy, quitte à dire des mensonges et à casser des personnes
pour y arriver ! J'ai alerté Greenpeace à ce sujet sans succès.
Je peux vous assurer qu’il y a en France et dans le monde
des situations portant atteintes à la biodiversité bien pires qu’à Ecommoy. Je vous joins donc le modèle de lettre que j’ai déjà envoyé
à plusieurs pétitionnaires suite à leurs interrogations ou affirmations
péremptoires, voire souvent fallacieuses (en gras dans le texte). Une seule m’a
répondu, reconnaissant qu’on ne lui avait pas donné toutes les raisons qui
expliquent cette issue. Je ne doute pas que cela sera la même chose pour vous,
puisque vous semblez être une personne de bonne foi. Je compte donc sur vous
pour relayer ces infos auprès du collectif.
En préalable la préservation de la biodiversité est une
priorité de la Commune d’Ecommoy. Cela s’est entre autre concrétisé par
l’obtention du label « TEN : Territoire engagée pour la Nature »
qui nous a permis de créer une micro forêt urbaine et un refuge
collectivité LPO sur la commune, à 400 m de la place centrale de la ville. Près
de 1 Km linéaire de haies multi strates a été créé en 4 ans, 800 arbres et
arbustes plantés. Des mares ont été créées ou restaurées pour recréer une trame
bleue, etc …
Des friches ont été végétalisées, la cour de l’école a
été renaturée dernièrement. On végétalise à grande échelle à Écommoy,
conscients des évolutions indispensables face aux terribles enjeux climatiques
qui nous attendent.
J’ai été personnellement très affecté par les critiques
qui nous ont été faites. Il faut savoir que localement il y a une récupération
politique intense avec des personnes infiltrées dans le collectif et qui n’ont
aucunement manifesté par le passé une quelconque appétence pour les questions
environnementales et la biodiversité et cherchent à nous donner des leçons via
les médias ou les réseaux sociaux.
Je reprends 1 par 1 les « arguments » du
collectif :
Crainte que la destruction de cet espace ne provoque
une perte de corridors de déplacement, gîtes potentiels et zones d'alimentation
pour ce groupe (chiroptères).
Cette crainte est totalement infondée : Les 3 grands arbres
actuels existants n’offrent aucune continuité de corridor aux chiroptères, pas
plus qu’ils ne peuvent constituer des gîtes de reproduction. De plus leur
existence prive cet espace de zones favorables à la Biodiversité (rôle
écosystémique des Séquoias proche de 0 !). A l’inverse leur suppression
permettra de créer une zone de haies multi strates beaucoup plus favorable à la
biodiversité (voir projet de végétalisation de la future ludo-médiathèque en
PJ)
De plus si ces séquoias étaient conservés
il faudrait créer une zone de protection racinaire de plus de 20 m
autour de chaque arbre ce qui aurait exclu toute végétalisation dans ce
périmètre. Or il est prévu dans le plan de végétalisation une création de haies
multi strates autour des places de parking. Il est donc clair et sans appel que
la biodiversité va augmenter grâce à ce projet.
Ces résultats mettent ainsi en lumière une
utilisation du site par des espèces de chauves-souris vulnérables et
protégées.
Oui bien évidemment et nous le savons mais cela est vrai
pour la totalité des sites d’étude sur la commune, comme l’a mis en lumière
l’étude d’Angèle Barideau-Castets, chargée d’études chiroptérologique au CPIE
Vallées de la Sarthe et du Loir. Il n’y a pas plus (et même plutôt moins)
d’espèces ici qu’à d’autres endroits de la commune (P1). Elle confirme qu’il y
a bien des activités de chasse dans ce secteur mais pas d’indices de sites de
reproduction. Il y a d’ailleurs à proximité de la zone de la « future»
ludo-médiathèque un parc privé très favorable aux gîtes et on sait également
que certaines espèces nichent dans les combles de l’église (Sérotine commune,
Oreillard gris).
Les caractéristiques des arbres les plus intéressants en
terme de biodiversité sont les suivantes :
- Arbres
indigènes donc locaux
- Arbres
avec fourches et au feuillage dense
- Arbres
à fruits aisément accessibles
- Arbres
à cavités
Les Séquoias ne présentent aucune de ces
caractéristiques.
Nous sommes toujours persuadé.e.s que le projet de
ludo-médiathèque que vous portez est réalisable sans porter atteinte à
l'intégrité des arbres anciens et des linéaires arborés, et ainsi à
l'ensemble du patrimoine écologique local qui y est associé.
Ce présupposé est totalement faux pour plusieurs raisons :
- Les
racines rampantes des séquoias seront impactées lors de la réalisation des
fondations. Deux forestiers locaux d’envergure bien connus (Alain Decuq,
Jean François Clémence) nous ont affirmé qu’il était suicidaire de
conserver des arbres de cette taille dont les racines seraient abîmées par
les travaux (dépérissement accéléré). De plus les risques de captation de
la foudre sont importants et posent problème à proximité d’un bâtiment
public.
- Comme
déjà dit ces arbres géants allochtones ont un rôle écosystémique très
pauvre. Il est urgent de planter des espèces locales mieux adaptées à des
contraintes environnementales qui accélèrent leur déclin.
Bien entendu, nous ne sommes nullement opposé.e.s à ce
projet bénéfique pour la vie culturelle du territoire, mais uniquement à une
destruction non nécessaire d'un espace naturel pour la construction du
parking de 45 places prévu, lourde en termes de perte de biodiversité, de coût,
d'entretien annuel, avec une utilité modérée au vu des 700 places de parking
disponibles aux alentours directs.
L'affirmation d'un surdimensionnement du parking est doublement fausse. Des places de parking sont
indispensables à ce type de projet. Il s’agit ici de venir chercher des jeux et
des livres encombrants et parfois lourds. Tous les spécialistes de ce type de
structure sont d’accord sur le fait qu’il faut des places à proximité ou ce
type de service est voué à l’échec. Le nombre de places de parking nécessaires
a été calibré par des spécialistes en fonction du besoin. Il est
« consternant » de constater que des personnes se disant défenseurs
de la nature se révèlent avoir de grandes compétences dans des domaines qu’ils
ne connaissent pas. A ce propos plusieurs personnes écomméennes du collectif
nous donnent des leçons sur la faisabilité du projet sans être venues à une
seule réunion ouverte aux citoyens de la commune pour donner leur avis et
s’émeuvent maintenant de l’impact du projet.
Deuxième raison à la nécessité des places de
parking : ce projet est plus qu’une médiathèque : il vise à
accueillir des expositions, des concerts, des séances de projection, des
conférences. Comme le dit d’ailleurs le collectif lui-même c’est un
beau projet culturel. Les personnes qui fréquenteront le site, souvent d’un
certain âge (c’est aussi une réalité du monde rural aujourd’hui), ne viendront
pas si elles ne peuvent se garer à proximité.
Par ailleurs le chiffre de 700 places à proximité directe
est délirant…. Donc pas de commentaire si ce n’est une notion de proximité très
discutable… La place de la République, la plus proche, ne compte à elle seule
que 80 places environ. Je pense qu’on a compté ici toutes les places
disponibles sur une bonne partie de l’agglomération. Ce n’est pas sérieux... Et
en plus de nombreuses places de proximité sont occupées, en particulier le
soir, par les riverains eux-mêmes
Enfin nous coupons l’éclairage public la nuit depuis plus
de 15 ans pour préserver la faune nocturne. Là encore si les personnes doivent
faire ne serait-ce qu’une centaine de mètres dans la nuit noire, elles ne
viendront pas aux activités prévues le soir, en particulier l’hiver.
De même, le dérèglement climatique ne devrait pas
constituer une raison d'abattage, mais de surveillance et de préservation
-autant que possible, d'autant plus considérant leur potentiel écologique, que
les 28 plantations prévues ne suffiront pas à compenser.
Ce n’est pas le dérèglement climatique lui-même qui est
une raison d’abattage mais bien plutôt ce que la conservation de ces arbres
nous empêche de réaliser pour anticiper et tenter de préserver la biodiversité
urbaine. On met en avant 28 plantations : là encore c’est faux, on parle
ici simplement d’arbres de haute tige. Il y aura 550 m2 d’espèces plantées
(arbustes et plantes mellifères, voir PJ). Toutes les strates
végétales seront représentées, ce qui est loin d’être le cas
aujourd’hui, en particulier sous et à proximité des séquoias.
Nous pensons enfin, comme plusieurs écomméens nous
l'ont directement exprimé, que la préservation, voire l'ouverture au
public de cet espace naturel en ville pourrait s'avérer amplement plus
bénéfique pour les habitants de la commune, et pourrait même valoriser
l'environnement de la ludo-médiathèque.
Là encore la désinformation est totale sur le
projet puisque l’espace sera ouvert en permanence au public (pas de clôture ni
de portail) et qu’il s’agit bien de créer un parc arboré avec création d’un
verger, théâtre de verdure, haies multi strates,… Bref un ilot de fraicheur et
de biodiversité à deux pas du centre-ville et ouvert à tous.
Il y a dans cette histoire beaucoup de manipulation, en
particulier de la part d’un membre d'association écologiste qui vit à Ecommoy.
Quand j’ai vu la pétition sur Green Voice j’ai écrit au
groupe local écologiste pour leur donner les arguments permettant de
comprendre que l’abattage des Séquoias n’était pas une catastrophe écologique
et allait au contraire permettre de créer plus de diversité et surtout un
milieu plus adapté à la problématique des aménagements en ville et aux
changements climatiques avec des villes de plus en plus impactées.
Certains se servent de cette polémique injuste pour de
basses raisons politiques (mettre en difficulté « l’adversaire »,
quitte à le diffamer : c’est ce qui m’est arrivé dernièrement et j’ai dû
faire une mise au point en conseil municipal).
De plus j’ai reçu une « délégation
d’opposants » à la mairie le jour du début de l’abattage du
1er séquoia et l’agressivité de certaines de ces personnes et leur
positionnement obtus m’a profondément choqué. On peut avoir des convictions mais
le respect de la personne humaine est une priorité dans le monde actuel, ce que
certains « militants » ne semblent pas partager, donnant plus de
valeur à un arbre qu’à un être humain.
Il me semble avoir développé tous les arguments et enjeux
nécessaires à une bonne compréhension de la problématique, pour rassurer
définitivement ceux qui sont réellement attachés à l’intérêt de développer la
biodiversité malgré un projet d’aménagement urbain.
Quant à ce que vous dites " .... l'inventaire écologique demandée par l'OFB ..." vous êtes mal renseigné car l'OFB ne nous a rien demandé, pas plus qu'il n'a remis un quelconque rapport sur la situation à Ecommoy. Seule la DDT nous a "... invités à réaliser un inventaire écologique afin de confirmer la présence d'espèces protégées. Notre maire et notre Directrice générale des services, deux juristes chevronnés, ont alors répondu aux demandes de la DDT. Et je laisse notre maire préciser ce qu'il en est.
Bien cordialement.
Vincent CHAUCHET
Adjoint au Maire en charge des espaces naturels
ECOMMOY