vendredi 9 janvier 2026

La valeur écologique d’un arbre ne se mesure pas à sa taille

Certains d’entre nous sont attachés à la « magnificence » d’un arbre et considèrent qu’un arbre de grande taille abrite obligatoirement de nombreux êtres vivants. Cette vision fantasmée est souvent loin de la réalité.

La documentation scientifique , pour peu qu’on s’y intéresse, nous rappelle les attributs de l’arbre qui favorisent la biodiversité :

· Production de fruits ou de graines : Les arbres fruitiers et à baies offrent une source de nourriture abondante pour les oiseaux.

· Couvert végétal dense : Des branches fournissant un abri sûr contre les prédateurs.

· Espèces indigènes : Les arbres locaux sont mieux adaptés à l’écosystème et attirent plus facilement la faune locale.

· Floraison mellifère : Attirer les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons grâce à des fleurs riches en nectar.

· Présence de fourches : favorisent l’installation des nids

Beaucoup d’arbres dit d’ornement ne présentent aucun de ces critères, en particulier les conifères.

Ces arbres, aujourd’hui géants et plus que centenaires, ont été plantés dans un milieu urbain très différent de l’actuel. Bien évidemment ils peuvent héberger des espèces d’insectes ou d’oiseaux mais beaucoup moins que les feuillus par exemple.

Une des évolutions les plus importante et impactante en milieu urbain est la bitumisation et la bétonisation au plus proche des pieds des arbres avec des conséquences sur le développement du système racinaire et l’accès à la ressource en eau.

Ainsi conserver des arbres géants, quand ils sont atteints de maladies, obligent à créer une ZPR (Zone de Protection Racinaire ) jusqu’à 12 fois le diamètre de l’arbre sous lequel rien ne doit être plantés, en particulier des haies multi-strates, très favorables à la biodiversité ( dans le cas présent 12 m de rayon pour chaque arbre). Ainsi la zone de préservation serait, pour les Séquoias dont il est question, de plus de 30 m de long sur 25 m de large.


Certains d’entre nous sont attachés à la « magnificence » d’un arbre et considèrent qu’un arbre de grande taille abrite obligatoirement de nombreux êtres vivants. Cette vision fantasmée est souvent loin de la réalité.

La documentation scientifique , pour peu qu’on s’y intéresse, nous rappelle les attributs de l’arbre qui favorisent la biodiversité :

· Production de fruits ou de graines : Les arbres fruitiers et à baies offrent une source de nourriture abondante pour les oiseaux.

· Couvert végétal dense : Des branches fournissant un abri sûr contre les prédateurs.

· Espèces indigènes : Les arbres locaux sont mieux adaptés à l’écosystème et attirent plus facilement la faune locale.

· Floraison mellifère : Attirer les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons grâce à des fleurs riches en nectar.

· Présence de fourches : favorisent l’installation des nids

Beaucoup d’arbres dit d’ornement ne présentent aucun de ces critères, en particulier les conifères.

Ces arbres, aujourd’hui géants et plus que centenaires, ont été plantés dans un milieu urbain très différent de l’actuel. Bien évidemment ils peuvent héberger des espèces d’insectes ou d’oiseaux mais beaucoup moins que les feuillus par exemple.

Une des évolutions les plus importante et impactante en milieu urbain est la bitumisation et la bétonisation au plus proche des pieds des arbres avec des conséquences sur le développement du système racinaire et l’accès à la ressource en eau.

Ainsi conserver des arbres géants, quand ils sont atteints de maladies, obligent à créer une ZPR (Zone de Protection Racinaire ) jusqu’à 12 fois le diamètre de l’arbre sous lequel rien ne doit être plantés, en particulier des haies multi-strates, très favorables à la biodiversité ( dans le cas présent 12 m de rayon pour chaque arbre). Ainsi la zone de préservation serait, pour les Séquoias dont il est question, de plus de 30 m de long sur 25 m de large.

Malgré une aire de protection racinaire arbre mourant dans un parc en Mayenne


Il est donc urgent de ne pas attendre et de penser les aménagements urbains futurs avec non seulement la volonté de planter pour les raisons que l’on connait (favorisation de l’absorption du CO2 en particulier, car l’enjeu le plus urgent est la bien la réduction des GES) mais aussi concevoir l’espace pour limiter les émissions : c’est donc un équilibre à trouver, quitte à faire ce qui nous semble être parfois des sacrifices inutiles alors qu’il s’agit au contraire de préparer l’environnement urbain eux évolutions dramatiques du climat.

N'attendons pas qu’un arbre soit grand ou prenne de la hauteur pour l’aimer.


Vincent CHAUCHET,

Professeur de Science de la Vie et de la Terre depuis près de 40 ans

Adjoint au Maire en charge de la biodiversité et des espaces verts



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