Ce n'est pas souvent que les EPCI à fiscalité propre désignent leur Présidence et leurs vice-présidences. La plupart du temps, cela n'intéresse guère les citoyens. D'ailleurs, certains candidats qui n'ont pas vraiment de programme, n'évoquent pas du tout l'intercommunalité lors de leur campagne. C'est bien dommage, car l'essentiel des choix politiques majeurs sont faits par les intercommunalités. En premier lieu au sein de la Communauté, qu'elle soit de communes (milieu rural 15000+), d'agglomération (villes 50000+), urbaines (250 000+). En second lieu, dans les Syndicats de Pays ou de Petr, une grande compétence et un bon sens diplomatique sont utiles pour élaborer les SCOT et Plans climat.
Ces établissements, bien que démocratiques ne fonctionnent pas exactement comme les conseils municipaux, car ils sont destinés surtout à mutualiser des compétences généralement techniques. Nous sommes heureux d'avoir pu porter le message de la continuité et de l'expérience pour la mise en place des nouvelles instances de l'Orée-de-Bercé-Belinois, alors qu'un fort renouvellement des élus communaux pouvait générer des ralentissements dans notre développement. La soirée du premier conseil communautaire du 14 avril débouche sur des désignations concertées et qui devraient rassurer sur l'avenir.
Après le résultat du premier vote pour la présidence, voici le discours prononcé :
"Chers collègues,
C’est main dans la main, que nos
prédécesseurs ont fondé, il y a plus de 30 ans un établissement public de
coopération intercommunale à fiscalité propre dénommé Orée de Bercé Belinois. Dès
lors, cette communauté s’est imposée dans le paysage comme une des plus
anciennes et des plus intégrées du Département de la Sarthe, se montrant
performante dans bon nombre de domaines.
Elle est une réussite parce qu’elle
repose sur des communes fortes dans un territoire attractif.
Elle est efficace parce qu’elle
s’appuie sur des techniciens et des chargés de missions compétents, et sur des
agents dévoués au service public, au service du public.
Elle est exemplaire parce qu’elle a
déjà fait beaucoup pour son développement, ses équipements publics, et ses
compétences.
Au cours des mandatures que j’ai
connues, j’ai vu ériger la piscine communautaire, les locaux enfance-jeunesse,
ceux qui manquaient, l’école de musique neuve… J’ai participé, avec d’autres
élus qui ne sont plus parmi nous, au tournant de la loi « NOTREt » et
d’autres lois impliquant les transferts de compétences GEMAPI, assainissement,
Promotion du tourisme, PLUi, organisation des mobilités et enfin Animation de
la vie sociale. Ce ne sont pas les seuls transferts qui ont été effectués, sur
la base du volontariat et d’un projet de territoire renouvelé en 2020.
Je veux ainsi rendre hommage aux élus
qui ont présidé notre Communauté avant moi : Nathalie Dupont qui n’a pas
ménagé sa peine, Michel Freslon qui nous a poussé vers davantage de
développement durable pour aller chercher des financements, et François Jacob
qui savait toute la richesse et l’identité de notre canton. Mais, on aura beau
disposer d’ambitions nobles, on « ne peut pas tout », comme avait dit
un certain 1Er Ministre récemment décédé.
Nos statuts nous obligent, nous
limitent aussi, car l’OBB n’est pas une collectivité territoriale, elle est un
établissement public au service de ses communes membres, et de ses habitants.
Ainsi, rien de ce qui ne figure dans
nos statuts ne peut être entrepris. C’est le principe de spécialité.
Heureusement, nous pouvons compléter nos statuts.
Chaque évolution de nos statuts doit être murement
calibrée et précisée, car une fois une compétence transférée, cette dernière
échappe à toute décision communale, en vertu du principe d’exclusivité.
Je puis vous promettre de me
consacrer pleinement à la responsabilité que vous me confiez. Je vous remercie
pour la confiance que vous me témoignez. J’ai pris mes dispositions pour
réduire significativement mon temps d’enseignement universitaire dès les
prochains mois. Je promets de faire profiter notre Communauté de mon expérience
et de mes compétences, de mon réseau de liens cordiaux avec des élus et des
techniciens de toute sensibilité de notre territoire manceau et sarthois.
Vont aussi survenir, pour nous tous,
des questionnements et des opportunités, que nous ne connaissons pas encore,
pour le meilleur ou pour le pire. Je songe aux effets dévastateurs des
changements climatiques, et au développement de l’Intelligence artificielle,
non moins inquiétante.
Je vous promets de discuter avec vous
de mes réflexions et je souhaiterais d’ailleurs que ce lien de transmission
d’expérience et de partage puisse se renforcer au cours du mandat. Nous avons
d’ores et déjà planifié une grande rencontre des élus municipaux le 3 septembre
à l'école de musique de Laigné-Saint-Gervais.
Nous resterions avec 7 Vice-Présidents.
-Il me semble approprié que la 1ère
vice-présidence échoie à une élue qui œuvrerait à l’analyse de nos finances et
à nos possibilités de mutualisation et de recherche de financements, fût-elle
maire de notre plus petite commune, Audrey MASSOT-GRANGER.
-Ensuite, j’aimerais que la Vice-Présidence
Promotion du tourisme et Charte forestière de territoire reste dévolue à Gérard
LAMBERT, maire de Teloché, qui agira d’autant plus efficacement à l’échelle
du Pays du Mans avec moi.
-La 3ème vice-présidence serait celle
de l’insertion sociale, du numérique et de la culture, assurée comme précédemment par Bruno RICHET, maire de Saint-Ouen-en-Belin.
-La 4ème Vice-Présidence, ce serait celle du Pôle
Enfance-Jeunesse et animation de la vie sociale, proposée à Olivier GUYON, adjoint à Moncé-en-Belin.
-La 5ème Vice-Présidence
correspondrait à la charge du cycle de l’eau et reviendrait à Gilles POUSSE
pour Laigné-Saint-Gervais.
- La 6ème Vice-Présidence
correspondrait pour Kévin PROVOST de Marigné-Laillé à poursuivre le
travail sur les déchets
- Et pour fermer la marche, et
boucler la boucle, la 7ème vice-présidence pour l’aménagement réglementaire du
territoire et la mobilité, reviendrait à Sylvie LE DILLY, élue
d’Ecommoy."
Sébastien GOUHIER

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